Nous sommes nombreux à trouver qu’il y a trop de moustiques à Corbas ! et vous êtes nombreux à utiliser des insecticides pour réduire cette bestiole !
Les insectes ont été réduits de plus de 80 % de leurs effectifs depuis 1992 (preuve en est la propreté de vos parebrises après un long trajet). Leurs prédateurs (oiseaux, chauves-souris et parfois d’autres insectes) sont les premiers à souffrir de cette action. Intoxiqués par ces insecticides et privés de nourriture, au mieux ils ne se reproduisent plus, au pire ils meurent rapidement, faute de nourriture (souvent les plus jeunes).
Mais vous avez remarqué que les moustiques sont les premiers à revenir avec leur stratégie de reproduction très rapide alors que leurs prédateurs qui, pour la plupart, ne se reproduisent qu’une fois par an, ne reviennent pas, voire jamais.
Les hirondelles de Corbas se comptaient par milliers dans les années 1970, les fermes d’élevage étaient encore au nombre de huit sur la commune, et les pesticides peu employé ou pas encore inventé comme les néonicotinoïdes (arrivé en 1992). Les mouches étaient très nombreuses et obligeaient nombre d’habitants de mettre des rubans devant les portes pour s’en prémunir.
Les fermes ont disparu au profit d’un accroissement des constructions.
Les urbains venus à la campagne ont souhaité un paysage propre et sans contraintes. Les façades ont été ravalées, les nids d’hirondelles supprimées pour éviter tout risque de salissures. Les cours, allées et chemins ont été minéralisés pour éviter les flaques de boue (utilisé par les hirondelles pour reconstruire leurs nids). Les insectes, les mouches, ont été exterminés (un court instant) à grand coût d’insecticides. Et ce sans que chacun ne se soit donné la peine de comprendre dans quel environnement il devait s’intégrer, mais plutôt en s’imposant !
Le dernier couple d’hirondelles de fenêtre de la commune de Corbas (celles qui nichent sous les rebords de toiture dans les rues) a vu son nid détruit en juillet 2023 dans l’indifférence estivale.

En 2024 certaines hirondelles sont passées par-ci par-là sans pouvoir reconstruire, faute de matériaux. La nourriture était pourtant bien là 😉 ! elles ont passé leur chemin en espérant trouver gîtes et nourritures un peu plus loin.
Une autre espèce est encore présente avec moins de 10 couples : l’hirondelle rustique qui niche à l’intérieur des bâtiments.

Les effectifs sont chaque année plus faible … snif. Et les moustiques de plus en plus nombreux !
Vincent Gaget